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Thomas

 

Quel est votre parcours ?

J’ai obtenu le BEPC à l’âge de seize ans, puis le CAP mécanique à dix huit ans. Ensuite j’ai eu le BPA agricole à vingt ans, que j’ai effectué par correspondance puisqu’en parallèle je travaillais avec mon père dans l’entreprise agricole familiale. J’ai donc commencé à travailler à dix huit ans comme salarié et à trente deux ans, je me suis installé à mon compte.

Quelle a été l’utilité de votre formation ?

Le BPA m’a apporté la connaissance des plantes, ce qu’il faut inéluctablement acquérir pour être agriculteur. Quant au CAP mécanique, cela me permet de savoir comment réparer de nombreux engins motorisés. Ainsi, je n’ai pas besoin de faire appel à un mécanicien pour les petites pannes, je sais le faire seul. Il s’agit souvent d’engins agricoles tels que les tracteurs ou moissonneuses batteuses.

Dans quel contexte avez-vous était embauché ?

Comme une grande partie des enfants d’agriculteurs, j’ai commencé à travailler avec mon père. C’est donc lui qui m’a embauché et j’étais comme les autres salariés même si j’avais plus de responsabilités.

En quoi consiste votre travail ?

Il s’agit de la reproduction des plantes. L’objectif est de permettre la reproduction des plantes dans les meilleures conditions agronomiques possibles, à savoir, utiliser à bon escient et, de manière optimale les engrais et phytos. Je cultive du blé, de l’orge, du mais, des pois, de l’escourgeon, du lin, des betteraves et cette liste n’est pas exhaustive. Je travaille aussi avec un « capital vivant » à savoir des poules pondeuses de plein air. Il s’agit d’un élevage de poules qui courent en pâture et dont nous vendons les oeufs à un grossiste. Nous ramassons donc ces œufs tous les matins et assurons le bien être de nos poules pondeuses notamment grâce à l’alimentation (qui provient en partie de ma production céréalière). Beaucoup de contraintes sont inhérentes à ce type d’activité, particulièrement un travail quotidien chaque jour de l’année !

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

J’ai toujours connu et aimé cette profession. Cependant, il faut prendre en compte le fait que je n’ai pas eu d’opportunités pour découvrir d’autres métiers. Je n’ai jamais connu autre chose que l’agriculture, je ne pouvais pas puisque mon père avait besoin de moi dans l’entreprise familiale et cela ne m’a jamais gêné à vrai dire.

Quelles sont les qualités nécessaires à la profession ?

Il faut être courageux, ne pas compter ses heures et, évidemment aimer la nature. C’est important de savoir observer, cela se révèle utile pour la croissance des plantes. Etant donné que je suis indépendant, il est nécessaire de savoir gérer et de produire ce qui se demande.

 

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